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Reconnaître les qualités d’un bon biographe : ses 10 commandements.

Ca y est ! Vous êtes décidé(e) ! Vous allez faire appel à un biographe afin de d’écrire votre biographie. Voici quelques conseils que nous donne André Cortal pour reconnaître un bon biographe.

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André Cortal

1. Il vous écoute.

Prenez le temps nécessaire pour discuter avec lui et apprécier si le « courant » passe entre vous, s’il vous met en confiance. Il est essentiel qu’un bon « feeling » s’installe entre vous et le Biographe pour la réussite de votre projet d’écriture. Il va, avec vous, écrire votre biographie et il saura à peu près tout de vous. Une véritable osmose doit régir votre travail en commun ; il lui faudra se glisser dans votre peau.

2. Il sait écrire.

Cela paraît évident… mais ça ne coûte rien de le vérifier ! Il doit avoir finalisé au moins un livre. Et encore est-ce là un maigre bagage, mais convenons que c’est tout de même le minimum ! Il doit vous montrer cet ouvrage. Lisez quelques pages, vérifiez qu’elles ne comportent aucune faute de syntaxe ou d’orthographe et que cela vous convient.

3. Il ne vous impose pas son style.

Il vous accompagne dans l’écriture, mais c’est VOTRE livre, VOTRE vie, donc ce sont vos mots qu’il utilise, en améliorant le style. Le plus beau compliment qu’un Biographe puisse entendre, c’est quand les proches du narrateur lui disent : « On voit bien que c’est toi qui l’as écrit ». Tel est le rôle du « Nègre » ou du « Teinturier » : apporter sa compétence en écriture, mais s’effacer derrière le narrateur, donner de la couleur à vos mots, mais disparaître dans les pages du manuscrit.

4. C’est un vrai professionnel, en règle.

Il ne « bricole » pas au fond de son garage, il a pignon sur rue. Travailleur indépendant, il dispose d’un numéro SIRET, son « immatriculation » officielle. Ou alors, il est salarié d’une entreprise (dans ce cas : laquelle ?), mais ces structures sont plus lourdes et plus onéreuses que l’intervention d’un Biographe indépendant. Il doit vous fournir une facture comportant toutes les mentions légales. Pour vous, client, c’est important, car s’il œuvre en travail dissimulé… et mal, vous n’aurez aucun recours. Certains pensent qu’en utilisant leur service, ils vont faire des économies, mais il n’en est rien. Il faudra au mieux peaufiner, au pire tout reprendre et la belle aventure qui devait être un moment inoubliable tournera à la tragédie et au cauchemar.

5. Il aime son métier.

On ne devient pas biographe par hasard. Ce métier très particulier exige un profil particulier. Demandez-lui pourquoi il l’exerce et depuis quand. C’est à lui de vous séduire, mais pas avec des arguments de marchands de foires, mais avec son cœur, avec ses tripes, avec son âme. Avant de lui raconter votre histoire, il faut qu’il vous raconte « un peu » la sienne !

6. Il est conscient de son énorme responsabilité.

L’idéal est que ce biographe ait reçu une formation dans le domaine social ou psychologique, car en exerçant son métier avec vous, il deviendra votre « confesseur-laïc », une sorte de psychothérapeute, mais c’est certain il sera le codétenteur de vos secrets et ceux de votre famille.

Lorsqu’une personne évoque des moments difficiles, comme le décès d’un conjoint, d’un enfant ou un de ces drames que la vie nous réserve, elle est fragilisée ; elle doit se sentir écoutée, entendue et comprise. Le biographe doit aider, par un comportement digne et sobre, à évacuer cette souffrance et cette peine qui surgit du passé.

Il n’est pas bénin que de se confier à quelqu’un ou de lui adresser un proche (parents, grands-parents,…).

Alors, ne prenez pas la route de vos souvenirs avec un compagnon sur le simple prétexte qu’il soit le plus proche de chez vous ou le moins cher du fait qu’il exerce en travail dissimulé et ne paye pas de charges. Sondez-le bien, avant tout. Faites-vous une idée claire de son expérience humaine et de sa psychologie.

7. Il travaille avant d’être payé.

Soyons clairs, car ce point est également crucial : un bon biographe ne peut pas vous présenter un forfait « clés en main » pour votre livre puisque chaque vie, chaque personne sont uniques, différentes de toutes les autres. Si vous désirez faire écrire un petit fascicule, trouveriez-vous normal de payer le même prix que pour une saga familiale en trois tomes ? Non, bien sûr !

Personne ne peut deviner combien de pages votre histoire représentera. Cela dépendra de ce que vous raconterez, et aussi de la manière dont votre mémoire le restituera au fil des heures d’entretien. Or, même vous, le principal intéressé, vous ne pouvez pas l’évaluer.

Il faudrait être devin pour calculer le nombre d’heures nécessaires à l’écriture d’un livre. La seule chose que l’on puisse faire, c’est vous donner une idée du coût moyen : écrire une biographie familiale revient en général autour de 2000 €.

Ce n’est là qu’un élément statistique qui vous aidera à établir votre budget, pas un engagement ni un devis ferme.

NE VERSEZ AUCUN FORFAIT ! Le seul cas de figure où un paiement d’avance se justifie est lorsqu’un groupe de personnes (petits-enfants, enfants, amis…) se cotise pour offrir à un proche le livre de sa vie. Dans ce cas, le narrateur doit ignorer combien cela coûte, comme tout cadeau, et le groupe payera directement le biographe.

Sinon, lorsque le narrateur est aussi le payeur, ce qui est généralement le cas, il règle les honoraires à la séance de travail : c’est-à-dire l’entretien suivi du temps d’écriture nécessaire. À la séance suivante, vous voyez les pages résultant du premier entretien, et ainsi de suite. Comme ça, si cela ne vous plaît pas, vous n’avez pas investi beaucoup d’argent et pouvez arrêter le travail. Vous en avez le droit, légalement. AUCUNE OBLIGATION ne doit vous lier au biographe, vous devez rester libre d’arrêter le travail à tout moment si ce professionnel ne vous convient pas. C’est à lui, par ses compétences et ses qualités humaines de vous donner envie de continuer.

8. Comparez les VRAIS prix.

Depuis peu, des filous prétendent être les moins chers en annonçant facturer 15, 20 € de l’heure. L’astuce de ces voyous consiste à casser le prix horaire, à le descendre artificiellement, mais à facturer beaucoup d’heures de retranscription. Demandez donc combien coûtent la rencontre d’une heure d’entretien + le temps d’écriture qui suit, et non pas seulement le coût horaire, ce sera plus explicite.

9. Sa déontologie est claire.

Travail de qualité et réalisé dans les temps, paiement du travail effectué et rien de plus, grande discrétion garantie, respect des clauses légales concernant les droits d’auteur… voilà quelques aspects d’une déontologie mise en œuvre au quotidien par un bon professionnel. Vous ne connaissez sans doute pas grand-chose dans ce domaine, et le monde de l’édition est repu de requins, alors ce biographe doit vous expliquer clairement comment cela fonctionne puis respecter tous ses engagements, sans laisser planer des zones d’ombre.

10. Il n’est pas disponible demain pour un gros travail.

Ce conseil peut vous surprendre, mais sachez que nos meilleurs « commerciaux » sont nos clients satisfaits, qui nous envoient leurs amis en vantant nos mérites. De ce fait, nous avons du travail en permanence. Au moins un peu. Un biographe sans travail, c’est suspect ! Donc, renseignez-vous !

Maintenant, vous connaissez les principales qualités qu’un biographe doit vous présenter et vous offrir. Il y va de la réussite de votre projet et de la qualité de votre travail en commun. Ainsi, armé de ces quelques recommandations vous pourrez tenir dans vos mains d’ici quelque temps : VOTRE LIVRE…

André CORTIAL
Ecrivain Biographe

Informations
Accéder au site d’André Cortalalabelleplume
http://www.alabelleplume.fr/

 

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