chronique du 13 juillet 2017 kinesitherapeute

Le rôle du kinésithérapeute auprès des seniors

Si la gériatrie est une spécialité médicale qui traite des maladies des personnes âgées, la gérontologie s’occupe des problèmes biologiques, psychologiques, sociaux et économiques posés par les personnes âgées. De nombreux professionnels travaillent dans ces deux secteurs : ce sont les gériatres, les kinésithérapeutes, les ergothérapeutes ou encore les professionnels du secteur social et médico social pour ne citer que ceux-là.

Certains métiers liés au grand-âge sont porteurs en termes d’emploi en France. A la Martinique, l’INSEE estime dans son étude parue en décembre 2012 que la population dépendante devrait doubler d’ici 2030 : les emplois d’aide à domicile devraient augmenter de 45 % entre 2010 et 2020.

Le Dr Carolle Chatot-Henry, gériatre, a rencontré différents corps de métiers exerçant dans le secteur de la Gérontologie. Différents volets permettront d’approcher ces professionnels de santé tournés vers le « monde des Ainés », mais également vers d’autres activités. Ainsi, Interview d’Aude Marajo, kinésithérapeute.

Quelles sont les indications possibles d’une kinésithérapie ?

Avec le temps, le corps est soumis à quelques modifications musculo-squelettiques pouvant entrainer des troubles de la marche, atrophies musculaires, gestes moins contrôlés, perte d’autonomie, chute etc.

La kinésithérapie permet de diminuer l’apparition de ses troubles par des techniques de mobilisation et de renforcement musculaire dans le but d’améliorer la capacité physique et d’augmenter l’autonomie notamment dans les activités de la vie quotidienne.

Quelles sont les différentes prises en charge de la kinésithérapie en Gérontologie ?

Le kinésithérapeute peut exercer en cabinet libéral, à l’hôpital, en centre de rééducation ou en maison de retraite. Il étudiera dans un premier temps le dossier médical du patient puis réalisera un bilan pour définir les objectifs et les techniques qu’il va utiliser durant les différents exercices soient :

  • des techniques de soins antalgiques en cas de douleur, de tensions musculaires ou pour faciliter la détente et le bien être (massage, physiothérapie, mobilisation, application chaud – froid, ultrasons …).
  • des techniques de rééducation avec ou sans appareils (renforcement musculaire, de la marche, post chute …).

Il s’agit de soins doux et adaptés à l’état physique des patients permettant de conserver et d’améliorer leurs capacités motrices afin qu’il puisse continuer à se mouvoir et de retarder voir d’éviter l’alitement.

Par exemple, le syndrome post-chute survient après une ou plusieurs chutes de la personne âgée avec sidération des automatismes de marche. La rétropulsion du tronc en station debout, est source de déséquilibre et peut nécessiter différentes prises en charges : le kinésithérapeute mais aussi le psychologue et/ou le psychomotricien pour la prise de conscience du corps et du mouvement (enveloppe corporelle, respiration profonde, sensations de contact du corps avec l’environnement.. économie du geste, vitesse du mouvement…) permettent également l’écoute de soi.

A cela, peuvent s’ajouter des conseils d’un ergothérapeute pour aménager l’environnement de la personne : enlever des tapis, disposer des points d’appui pour se relever des toilettes ou près de la baignoire, éviter les chaussons non fermés au niveau des talons, ne pas se déplacer dans l’obscurité la nuit, ne pas se précipiter pour aller aux toilettes même en cas de difficulté urinaire, etc.

Une approche multi disciplinaire pour participer de façon multi modale à la diminution de l’appréhension de la chute.

Après 50 ans, quelles sont les 3 pathologies le plus souvent rencontrées dans la pratique de ville ?

  • Maladie d’Alzheimer: où la prise en charge peut être difficile à cause de troubles cognitifs avérés mais reste nécessaire et doit être adaptée.
  • Chute : incident fortement présent dans la population gériatrique avec 1/3 des sujets âgés de 65 ans et plus qui font au moins une chute par an.
  • Maladie de Parkinson: entité de handicap au quotidien, où la kinésithérapie aborde différents plans de soins dans l’idée de maintenir une autonomie motrice adaptée à l’environnement.

Le sport est-il indiqué alors que l’avancé en âge peut signifier des pathologies chroniques comme l’arthrose par exemple ?

L’âge n’est pas une contre-indication à l’activité physique. Bien au contraire ! Rester inactif représente un danger à partir d’un certain âge (perte de masse musculaire, essoufflement, prise de poids, équilibre fragile, diminution de l’autonomie et risque augmenté de chute).

Pour lutter contre le temps, le sport, pratiqué en douceur, est une excellente thérapie. L’activité physique permet de :

  • diminuer le risque de chute (entretien des muscles)
  • diminuer le risque d’obésité, le stress et prévenir maladies cardio vasculaire
  • diminuer le cholestérol
  • lutter contre l’ostéoporose
  • augmenter les défenses immunitaires et d’améliorer le processus du vieillissement

Mais avant toutes choses, il est important de s’entretenir avec son médecin traitant afin qu’il dirige vers une activité physique adaptée à l’état de santé.

Sport conseillés

  • Marche,
  • Yoga,
  • Gym douce, Vélo,
  • Aquagym,
  • Aquabike,
  • Natation …

L’entrainement devra être progressif, régulier, adapté, une bonne hydratation et un bon matériel.

Quels conseils peut-on donner en tant que kinésithérapeute à un senior ?

Bougez tant qu’il est encore temps !! Faites votre jardinage, allez à la mer, jouez avec vos petits enfants, ne restez pas seul …

Bougez ! Bougez et n’oubliez pas de bouger !!

Pour trouver un kinésithérapeute proche de chez vous, consultez le site de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes.

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